Ouvrages et Libre Accès

Publié le 28 janvier 2015, par Thérèse HAMEAU

Plusieurs informations récentes portent sur les ouvrages et leurs relations avec le Libre Accès   :

  • Au Royaume-Uni et aux États-Unis, plus de 25 000 textes en langue anglaise, datés de 1473 à 1700, sont mis à disposition librement. Cette initiative a été menée conjointement par les bibliothèques des universités d’Oxford et du Michigan avec l’aide de ProQuest, du Jisc et de 150 bibliothèques. Elle s’inscrit dans un programme plus vaste le Early English Books Online-Text Creation Partnership (EEBO-TCP).
  • Aux États-Unis, un programme commun de financement est lancé par le National Endowment for the Humanities (NEH) et la Fondation Andrew W. Mellon pour donner une seconde vie à des ouvrages SHS épuisés. Ce projet pilote Humanities Open Book, doté d’un million de dollars, a comme objectif de republier des ouvrages sous forme numérique pour qu’ils soient librement et gratuitement accessibles partout dans le monde.
    Humanities Open Book fait partie de l’initiative du NEH « The Common Good : The Humanities in the Public Square ». Le NEH et la fondation Andrew W. Mellon sont les deux plus importants financeurs de la recherche en SHS aux États-Unis.
  • Le Higher Education Funding Council for England (HEFCE) publie un rapport Monographs and Open Access. L’objectif du HEFCE est de mieux appréhender les enjeux et les problèmes liés à la publication en libre accès   des ouvrages universitaires. Pour les auteurs, les ouvrages sont un média important pour la communication scientifique et doivent faire l’objet d’investissement et de soutien politique dans l’évolution vers le Libre Accès. Par ailleurs, il n’y a pas de modèle économique   unique, mais différentes approches devront coexister un certain temps.
  • L’annexe 4 du précédent rapport porte sur une analyse des modèles économiques des ouvrages en libre accès Economic analysis of business models for open access monographs réalisée par le London Economics. Six modèles ont été identifiés : l’éditeur traditionnel, les presses universitaires, les « pures » LA, le freemium, les agrégateurs/distributeurs et le paiement par l’auteur. Leur performance est analysée selon six critères : qualité, viabilité sur un plan financier et en matière d’accessibilité à long terme, dissémination, diversité des acteurs et des services, innovation et intégrité.
  • Le Fonds national suisse de la recherche scientifique lance le projet pilote OAPEN-CH pour étudier la publication des ouvrages en libre accès, en s’appuyant sur l’expérience néerlandaise. Avant de mettre en place une nouvelle politique de financement, le Fonds suisse veut mieux connaitre le processus de publications des ouvrages et, pour ce faire, fait appel à des éditeurs pour tester deux modèles : l’un sans embargo   et l’autre avec une période d’embargo de 24 mois.
    La Fondation OAPEN soutient ce projet.