Rapport de l’EUA sur le libre accès aux publications et aux données

Publié le 26 février 2018, par Thérèse HAMEAU

L’Association européenne des universités (European University Association / EUA) publie le résultat de la troisième enquête dont une section est consacrée aux politiques et stratégies institutionnelles pour le libre accès   aux publications et une autre à la gestion et au libre accès aux données de recherche. Elle a recueilli 338 réponses d’universités et d’établissements d’enseignement supérieur dans 39 pays européens, ce qui représente une augmentation de 100% par rapport au taux de réponse de 2015-2016.
Voici quelques résultats de cette enquête :

  • plus de neuf universités sur dix ont une politique de libre accès ou sont en train d’en élaborer une ou de planifier son développement. Parmi elles, plus de 60 % recommandent le dépôt dans une archive ouverte  . Ces résultats sont proches de ceux de l’enquête 2015-2016, avec une légère hausse du pourcentage des établissements apportant une aide financière pour la publication en libre accès   (31,3 contre 24,4) ;
  • une majorité des établissements indiquent que moins de 20 % de leurs publications, évaluées par des pairs, sont accessibles en libre accès, que ce soit par la voie verte   ou la voie dorée  .
  • près de 60 % des universités dotées d’une politique de libre accès signalent une augmentation des taux de dépôt dans un dépôt ;
  • l’incertitude au sujet des politiques des éditeurs scientifiques et les risques de violation du droit d’auteur   figurent parmi les freins au dépôt les plus fréquents et les plus importants pour les chercheurs ;
  • environ 19 % des établissements interrogés ont une politique institutionnelle de gestion des données de recherche et près de 12 % en ont une pour le libre accès aux données ;
  • un peu plus d’un tiers des établissements déclarent qu’ils utilisent des dépôts pour la gestion ou l’accès libre aux données de recherche ;
  • pour plus de six institutions sur dix, les obstacles majeurs pour la gestion et le libre accès aux données sont les différences de culture scientifique et l’absence de politiques nationales.

Le rapport