Faire du libre accès une réalité en 2020

Publié le 5 septembre 2018, par Thérèse HAMEAU

Le 4 septembre 2018, 11 organisations nationales de financement de la recherche, avec le soutien de la Commission européenne, y compris le Conseil européen de la recherche (CER), ont annoncé le lancement de « cOAlition S » une initiative visant à faire du libre accès  , total et immédiat, une réalité pour les publications scientifiques.
Elle s’articule autour du « Plan S », signé par Robert-Jan Smits, conseiller spécial sur la science ouverte, mission confiée par la Commission début 2018. Le plan repose sur un objectif et dix principes.
L’objectif est, qu’à partir du 1er janvier 2020, les publications scientifiques, qui résultent de recherches financées par des subventions publiques accordées par les conseils de recherche et les organismes de financement nationaux et européens signataires, doivent être publiées en libre accès dans des revues ou sur des plates-formes.
Parmi les principes, on peut citer :

  • la conservation   des droits d’auteur par les chercheurs sans aucune restriction ;
  • l’établissement de critères et d’exigences solides, par les financeurs, pour les services que les revues et les plates-formes doivent fournir ;
  • la standardisation et le plafonnement des frais de publication   à travers l’Europe ;
  • la reconnaissance de l’importance des archives ouvertes et des dépôts pour l’hébergement des résultats de recherche en raison de leur fonction d’archivage   à long terme et de leur potentiel d’innovation éditoriale ;
  • la non-conformité du modèle hybride   aux principes définis.

Cependant, concernant les revues hybrides, dans le préambule cOAlition S for the Realisation of Full and Immediate Open Access, Marc Schiltz, président de Science Europe, écrit qu’il est acceptable que, pendant une période de transition qui devrait être aussi courte que possible, il y ait une tolérance pour publier dans des revues « hybrides » quand cette publication est couverte par des accords avec des éditeurs. Mais, leurs modalités devraient être rendues publiques.

Onze pays sont engagés dans cette coalition avec l’Agence nationale de la recherche (ANR) pour la France, l’UK research and innovation (UKRI) pour le Royaume-Uni et l’Organisation néerlandaise de la recherche scientifique (NWO) pour les Pays-Bas. L’Allemagne n’est pas représentée (lire DFG Statement on the Establishment of “cOAlition S” to Support Open Access).

Plus d’informations

Le communiqué de presse de Science Europe