Université de Cambridge : mécanismes de compensation pour le paiement des APC

Publié le 27 juillet 2017, par Thérèse HAMEAU

Des négociations ont été menées par les universités, ou leurs représentants, avec les éditeurs pour obtenir des accords qui lient les abonnements et les frais de publication  , ce qu’il est convenu d’appeler offset agreements. Ils comportent une « compensation » donnée par un éditeur à une institution pour le surcoût engendré par le paiement des APC, quand un chercheur publie un article en libre accès   dans les revues pour lesquelles celle-ci a un abonnement. Cette disposition permet ainsi d’éviter le double dipping (double peine).
Ces accords sont de nature très différente et l’exemple de l’université de Cambridge le démontre :

  • Wiley accorde une réduction de 25 % sur les frais pour chaque article. L’éditeur restitue par ailleurs en début d’année 50 % des dépenses de l’année précédente. Le montant est placé dans un fonds spécial, géré par Wiley, duquel sont prélevées les sommes pour les APC ;
  • Taylor & Francis restitue sous la forme de « virtual vouchers » dont le nombre est calculé à partir des dépenses de l’année précédente. Pour ce nombre, un rabais de 75 % est accordé pour chaque APC ;
  • l’IoP (Institute of Physics) donne un chèque dont le montant représente une proportion des APC payés l’année précédente ;
  • quant à Springer, l’université de Cambridge bénéficie, en tant que membre du consortium, de l’accord national négocié par le Jisc. Un seul paiement couvre les abonnements et les APC de manière forfaitaire moyennant un supplément calculé sur les APC payés l’année précédente ;
  • pour d’autres éditeurs, Cambridge a des rabais en payant des adhésions qui donnent droit à des réductions, par exemple de 15 % pour BMC et 10 % pour MDPI. Pour PeerJ et Hindawi, l’adhésion accorde le droit de publier un certain nombre d’articles sans frais.

Quelques données chiffrées :
Pour l’année 2016-2017, sur les fonds alloués par les Research Councils UK (RCUK), l’université de Cambridge a dépensé 1,94 million de livres sterling dont 1,68 en frais de publication.
En ce qui concerne Springer Compact, les RCUK contribuent à hauteur de 46 020 livres et 128 articles ont été publiés ce qui fait un coût moyen des APC de 359,53 livres en incluant la TVA. Cet accord est donc positif pour l’institution, car le coût moyen pratiqué par Springer est de 2 300. Il en est de même pour Wiley avec un coût moyen par article de 1 588 livres comparé au 2 300 demandé en moyenne par l’éditeur, la dépense globale étant de 108 000 livres et le nombre d’articles publiés de 68.

Deux documents apportent des éléments supplémentaires sur les accords éditeurs-université de Cambridge :

L’information